Le travail d'un(e) apiculteur(trice)


Julie Talbot et ses ruches de l'abeille villadéenne en Charente Maritime

Pour moi, pour avoir des ruches et travailler auprès des abeilles, il faut avant tout savoir écouter la nature.

 

Il est important de prendre en compte la situation géographique des ses ruches, le climat, la saison et la météo pour effectuer les bonnes tâches au bon moment.. Pour cela, il faut aussi savoir comprendre l'évolution d'une colonie et pouvoir évaluer l'état de santé de cette dernière.


L'installation des ruches de l'abeille villadéenne

Afin que l'environnement soit favorable aux abeilles, il faut privilégier des emplacements à l'abri du vent, de l'humidité ou même d'un trop grand ensoleillement et il est nécessaire pour leur survie qu'il y ait des ressources mellifères suffisantes dans un rayon de 3 kms autour de ces emplacements.

 

Ensuite, afin de créer son cheptel, il faut se procurer des ruches peuplées d'essaims d'abeilles et les installer dans les emplacements sélectionnés.


Le travail au rucher selon les saisons

Dans notre région, l'année apicole débute en mars par la visite de printemps. Cette visite consiste à vérifier l'état de santé et l'état du couvain de chacune de ses ruches.

Au printemps, c'est aussi le moment de transvaser les ruchettes en ruches, de faire de nouveaux essaims afin de renouveler ou d'augmenter son cheptel mais aussi de poser les hausses pour préparer la récolte de miel de printemps qui a lieu début mai.

 

Après cette récolte, on refait une visite afin de vérifier comment se portent nos colonies puis s'enchaînent, tout au long de l'été, différentes récoltes jusqu'à septembre. 

 

Le mois de septembre annonce l'automne, saison à laquelle il est nécessaire de refaire une visite afin de vérifier que la ponte et les réserves sont suffisantes pour que les colonies puissent survivre à de longs mois d'hivernage.


 L'hiver est la saison pour l'apiculteur(trice) d'entretenir les abords de ses ruchers, de trouver si besoin de nouveaux emplacements et de les nettoyer, de faire fondre sa cire récupérée lors des récoltes ou encore de vérifier, réparer ou fabriquer son matériel. A cette saison, il est primordial de ne pas déranger les abeilles qui restent en grappe afin de maintenir la colonie au chaud.

La récolte de miel

Lorsque la colonie est assez développée et occupe la totalité du corps de la ruche, on pose les hausses où les abeilles stockeront leur miel excédentaire. Ce sont ces hausses que l'on ramasse afin d'en extraire le miel.

Si l'on souhaite un  miel monofloral, on récolte les hausses dès la fin de la floraison de la plante concernée, sinon pour un miel toutes fleurs on attend la fin des dernières floraisons du secteur.

Les hausses ramassées sont ramenées à la miellerie afin d'en extraire le miel. Les cadres de hausses sont passés dans un extracteur et le miel qui en sort est stocké en attendant d'être mis en pots.